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Étudier en Roumanie

Publié le 28 novembre 2016 Mis à jour le 23 octobre 2017

Vous avez envie de partir étudier en Europe, mais vous ne savez pas quel pays choisir ? Vous souhaitez étudier en anglais ou en français ? Avez-vous pensé à la Roumanie ? Ce pays a l’avantage de proposer de nombreux cursus en français ou en anglais. Venez découvrir la richesse culturelle et historique de ce pays et les opportunités de mobilités offertes par l’Université Paris Nanterre.


Du Plateau de la Transylvanie à Bucarest, en passant par le Delta du Danube et la Mer Noire, la Roumanie est un vaste pays cosmopolite et fort d’une histoire ancrée au cœur de l’Europe. Carrefour de l’Europe centrale, la culture moderne roumaine a notamment été influencée par la culture française : Bucarest a été surnommée «le petit Paris». Aujourd’hui, beaucoup de Roumains parlent français couramment.

La Roumanie est membre du programme Erasmus +, et dans ce cadre vous avez la possibilité de partir étudier 1 semestre ou une année entière. L’année universitaire débute entre mi-septembre et mi-octobre, et se termine en juin : pensez à vérifier les calendriers universitaires de chaque partenaire.

L’Université Paris Nanterre entretient des liens étroits avec 9 établissements partenaires, avec lesquels il existe des accords avec différentes UFR : DSP, LCE, PHILLIA, SPSE, SSA et STAPS. Vous trouverez ci-dessous la liste des universités concernées par ville :

BUCAREST :
- Scoala Nationala de Studii Politice si Administrative din Bucuresti (DSP)
- Universitatea din Bucuresti (SSA)
- Universitatea Tehnica de Constructii din Bucuresti (LCE)

IASI :
- Universitatea Alexandru Ioan Cuza (PHILLIA / SSA / STAPS)

GALATI :
- Universitatea Dunarea de Jos din Galati (PHILLIA)

RESITA :
- Universitatea Eftimie Murgu din Resita (SSA)

BRASOV :
- Universitatea Transilvania din Brasov (SPSE)

TIMISOARA :
- Universitatea de Vest din Timisoara (PHILLIA)

ORADEA
:
- Universitatea din Oradea (DSP / SSA)
 

Connectez-vous à la carte interactive pour consulter les accords par université.




Victoria à Galati, Roumanie

Victoria, étudiante en 2ème année de Master de Lettres Modernes en 2015/2016, a effectué une mobilité d'un semestre de février à juillet 2016 à l'Université Dunarea de Jos à Galati :





  • Pourquoi avoir choisi la Roumanie pour vos études ?

Je souhaitais partir étudier en Europe et parmi les pays européen, j’avais déjà travaillé en Irlande et en Allemagne. J’avais voyagé au Pays de Galles, en Angleterre, en Espagne et en Italie. Je voulais donc plutôt partir dans un pays de l’est de l’Europe pour découvrir une culture différente. Dans l’idéal, je voulais aller dans une petite ville. Je préférais éviter les grosses capitales européennes, trop cosmopolites, afin d’être au plus proche de la réalité culturelle du pays dans lequel j’allais. Parmi les pays « de l’est », la Roumanie m’attirait particulièrement, sans explication particulière. J’ai donc constitué un dossier de demande de départ en Erasmus avec comme premier choix la ville de Galaţi, en Roumanie, à la frontière de la Moldavie et de l’Ukraine. En deuxième et troisième choix, j’avais demandé Cracovie, en Pologne, et Sofia, en Bulgarie.

  • Quel est votre avis sur votre université d'accueil, sur les cours que vous avez suivi ?

L’université de Galaţi est très bien. En venant de France, on peut trouver qu’il y a peu d’étudiants car les études en Roumanie sont plus sélectives (on entre sur dossier, sur examen ou les deux) et plus chères qu’en France. Mon accueil y a été globalement très bon. Mon enseignante-coordinatrice m’a beaucoup aidée au début, pour comprendre mon emploi du temps, trouver les salles de cours, etc. Elle m’a présentée aux enseignants, qui ont été aussi très accueillants et bienveillants tout au long du semestre. Les cours étaient intéressants. J’ai beaucoup appris. Ne parlant pas du tout roumain, je n’avais choisi que des cours en anglais, portant sur les littératures et cultures anglaises, irlandaises et américaines. Pour la plupart des cours je comprenais bien et on progresse très vite. Certains étaient plus difficiles pour moi car l’enseignant parlait parfois en roumain pour expliciter les difficultés mais on parvient toujours à comprendre quelque chose. J’ai finalement eu de très bons résultats aux examens. Seul bémol, il faut un peu se battre avec l’administration en général, pour obtenir sa carte d’étudiant, son emploi du temps, son relevé de notes, etc.
 

  • Comment s'est déroulée l'intégration dans votre université, et avec les autres étudiants ?

Mon intégration s’est bien déroulée. Dès mon arrivée, j’ai tout de suite sympathisé avec les autres étudiantes Erasmus de ma promotion, deux jeunes filles turques. Puis, j’ai sympathisé avec les autres étudiants, roumains, qui suivaient les mêmes cours que moi. Ils ont toujours été très gentils. Ils m’ont expliqué le déroulement des cours et des examens. Ils m’ont donné des indications sur la ville, sur le pays, etc. Toutefois, ils étaient globalement plus jeunes que moi et je me suis plus liée d’amitié avec les habitants de ma résidence.

  • Avez-vous trouvé un logement facilement ?

Avant de partir, j’avais déposé une demande de chambre en résidence universitaire, qui avait été acceptée. Je partageais donc une petite chambre avec une étudiante roumaine dans une résidence où vivaient des étudiants roumains, des étudiants Erasmus mais aussi des enseignants et personnels administratifs de l’université, parfois avec leur famille. Je n’ai donc pas eu de difficulté à trouver mon logement. J’ai rencontré mes amis dans cette résidence, à commencer par ma colocataire, avec qui je partageais un petit 15 m2. Il est possible, mais rare et plus cher, d’obtenir une chambre pour une personne. Le plus souvent, les chambres sont pour deux ou trois personnes.

  • Qu'avez-vous pensé du quotidien en Roumanie ? (sorties, vie culturelle, voyages dans le pays, etc.)

La vie culturelle, dans la ville dans laquelle j’étais, Galaţi, est assez pauvre. Il y a une bibliothèque municipale très agréable. Il y a aussi un théâtre. Le théâtre est plus populaire en Roumanie qu’en France. Les jeunes vont au théâtre comme ils iraient au cinéma en France. Quelques églises et bâtiments historiques sont intéressants à visiter. Il n’y a pas vraiment de vie nocturne en semaine. Il n’y a pas beaucoup de bars mais certains sont sympas. La plupart se transforment en boîte de nuit à minuit le week-end. A Bucarest, c’est différent. Culturellement, c’est une ville intéressante. J’y ai visité des musées, ainsi que le palais de Ceauşescu. Pour voir de très beaux paysages, il faut aller dans les montagnes. Braşov et Sibiu sont de très belles villes, Timişoara, également. Pour faire la fête, mieux vaut aller sur la côte, l’été, à Constanţa ou, mieux selon moi, à Vama Veche, petite plage, havre de paix et symbole de résistance et de liberté dans l’histoire roumaine, à la frontière bulgare.

  • Recommanderiez-vous cette destination ? Était-ce une expérience enrichissante ? (culturellement, humainement, au niveau de vos études, votre apprentissage).  Quel impact cette mobilité a eu sur vos projets futurs ?

Je recommande bien sûr la Roumanie, en général, et Galaţi, pour les plus audacieux, c’est-à-dire pour ceux qui recherchent vraiment l’authentique et qui sont prêts à sacrifier beaucoup de leur confort de vie. Ce fût une expérience très enrichissante pour moi mais je crois que toute expérience de mobilité à l’étranger l’est. Au niveau de mes études, j’ai appris beaucoup de choses que mon cursus en France ne m’aurait pas permis d’apprendre, en littérature étrangère. J’ai aussi appris les bases d’une nouvelle langue, le roumain, ce qui est évidemment stimulant. Mais c’est humainement que cette expérience fût la plus enrichissante. J’ai été profondément marquée et bouleversée par ce que j’ai vu en Roumanie. Surtout si l’on quitte les grosses villes, il faut être prêt à se confronter à la misère sociale, dans toutes ses formes d’expression et cette confrontation fait grandir humainement, je crois.

  • Et pour conclure ?

Cette conclusion fera donc plutôt office de notice d’information.
La Roumanie est un pays pauvre. On y voit des scènes douloureuses
auxquelles il faut se préparer. A Galaţi, là où j’ai vécu,
il y a fréquemment des coupures, plus ou moins longues,
d’électricité, de connexion internet, d’eau, de chauffage, etc. Pour ma part, je suis restée trois mois sans eau chaude.
Après de très âpres négociations, j’ai obtenu une baisse de mon loyer mais pour de nombreuses raisons, la culture de la protestation
n’est pas la même qu’en France. Il faut donc savoir que l’on obtient rarement quoi que ce soit. De plus, la corruption est très présente. Cependant, c’est une expérience humaine incomparable. Les rencontres qu’y feront ceux qui partiront en Roumanie les marqueront probablement pour toujours, tant les gens sont touchants. Pour ma part, cette expérience m’a bouleversée et m’a permis, je crois, d’avoir un regard plus juste sur ce pays et sur le monde en général.

Université Dunarea de Jos de Galati


Mis à jour le 23 octobre 2017